Les hypersomnies sont des troubles du sommeil caractérisés par une somnolence diurne excessive (SDE) qui persiste malgré une durée de sommeil normale ou prolongée. Elles se distinguent fondamentalement de la fatigue liée à une dette de sommeil ou à un SAS non traité : ici, même après des nuits longues et complètes, la somnolence demeure.
La Classification Internationale des Troubles du Sommeil (ICSD-3) distingue plusieurs entités au sein des hypersomnies d’origine centrale :
La narcolepsie de type 1 (avec cataplexie) : liée à une destruction des neurones à hypocrétine (orexine) dans l’hypothalamus, vraisemblablement d’origine auto-immune. C’est la forme la mieux identifiée et la plus étudiée.
La narcolepsie de type 2 (sans cataplexie) : tableau clinique similaire mais sans cataplexie ni déficit documenté en hypocrétine. Les causes restent moins bien élucidées.
L’hypersomnie idiopathique : somnolence diurne excessive sans les signes caractéristiques de la narcolepsie. Souvent associée à un temps de sommeil très long (plus de 10 à 11 heures), une ivresse du sommeil au réveil et des siestes non réparatrices.
Le syndrome de Kleine-Levin : forme rare, touchant surtout les adolescents, avec des épisodes récurrents de somnolence hypersomniaque pouvant durer des jours à des semaines, associés à des troubles comportementaux.
