Questionnaire STOP-BANG :

dépistez facilement votre risque d’apnée du sommeil (SAOS)

Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS ou apnée du sommeil) est une pathologie fréquente qui touche plusieurs millions de personnes en France et dans le monde. Non traitée, elle augmente significativement le risque d’hypertension artérielle, de maladies cardiovasculaires, de somnolence diurne excessive, de troubles de la concentration et de fatigue chronique.
Pour aider à identifier rapidement les personnes à risque, les médecins utilisent un outil de dépistage simple, rapide et validé scientifiquement : le questionnaire STOP-BANG.

Qu’est-ce que le questionnaire STOP-BANG ?

Le STOP-BANG est un questionnaire composé de 8 questions oui/non. Il a été développé par des chercheurs canadiens et est aujourd’hui l’un des outils de dépistage les plus utilisés et les plus performants dans le monde pour évaluer le risque d’apnée obstructive du sommeil.

L’acronyme STOP-BANG correspond aux facteurs de risque principaux :

  • Snoring (Ronflements bruyants)
  • Tired (Fatigue ou somnolence diurne excessive)
  • Observed (Apnées observées par le conjoint ou quelqu’un : arrêts de respiration pendant le sommeil)
  • Pressure (Hypertension artérielle ou traitement pour une tension élevée)
  • BMI (Indice de masse corporelle > 35 kg/m²)
  • Age (plus de 50 ans)
  • Neck circumference (Tour de cou important : ≥ 40 cm chez l’homme, ≥ 41 cm chez la femme)
  • Gender (Sexe masculin)

Interprétation du score STOP-BANG

  • Score 0 à 2Risque faible d’apnée du sommeil
  • Score 3 à 4Risque intermédiaire
  • Score 5 à 8Risque élevé d’apnée obstructive du sommeil

Des critères plus précis existent également : un risque élevé est également considéré lorsqu’il y a au moins 2 réponses positives parmi les 4 premières questions (STOP) et l’un des facteurs suivants : sexe masculin, IMC > 35 ou tour de cou augmenté.

Chaque réponse « Oui » compte pour 1 point. Le score total varie donc de 0 à 8.

Questionnaire STOP-BANG

Dépistez facilement votre risque d’apnée du sommeil (SAOS)

0 / 8 questions

Question 1
Ronflement sonore
Ronflez-vous suffisamment fort pour être entendu à travers une porte fermée, ou votre conjoint(e) / partenaire de chambre vous a-t-il/elle demandé de quitter la chambre à cause de vos ronflements ?
Question 2
Fatigue diurne
Vous sentez-vous souvent fatigué(e), épuisé(e) ou somnolent(e) pendant la journée ?
Question 3
Apnées observées
Quelqu'un a-t-il observé que vous cessiez de respirer, ou que vous vous étouffiez / haletiez pendant votre sommeil ?
Question 4
Pression artérielle
Avez-vous ou avez-vous été traité(e) pour de l'hypertension artérielle ?
Question 5
IMC > 35 kg/m²
Votre indice de masse corporelle (IMC) est-il supérieur à 35 kg/m² ?
Question 6
Âge > 50 ans
Avez-vous plus de 50 ans ?
Question 7
Tour de cou > 40 cm
Votre tour de cou est-il supérieur à 40 cm (mesuré au niveau de la pomme d'Adam) ?
Question 8
Genre masculin
Êtes-vous de sexe masculin ?

Important : Le questionnaire STOP-BANG est un excellent outil de dépistage, mais il ne permet pas à lui seul de poser le diagnostic d’apnée du sommeil. Seul un enregistrement du sommeil (polygraphie ventilatoire ou polysomnographie) réalisé en centre du sommeil ou à domicile permet de confirmer le diagnostic et d’en mesurer la sévérité.
Selon votre résultat, nous pourrons décider ensemble des prochaines étapes (bilan plus approfondi, mesures hygiéno-diététiques, ou orientation vers un spécialiste du sommeil).

Questions fréquentes

Le questionnaire STOP-BANG est-il fiable ?

Oui. Il s’agit de l’un des questionnaires de dépistage les plus validés scientifiquement pour l’apnée obstructive du sommeil, avec une bonne sensibilité, particulièrement pour détecter les formes modérées à sévères.

Dois-je obligatoirement mesurer mon tour de cou ?

Oui, c’est recommandé pour une évaluation plus précise. Mesurez le tour de cou à la hauteur de la pomme d’Adam (larynx). Chez l’homme, un tour ≥ 40 cm (parfois 43 cm selon les versions) et chez la femme ≥ 41 cm est considéré comme un facteur de risque.

Mon score est élevé (5 ou plus), est-ce que j’ai forcément une apnée du sommeil ?

Non. Un score élevé indique un risque élevé, mais ne confirme pas le diagnostic. Il justifie généralement la réalisation d’un examen du sommeil (polygraphie ou polysomnographie).

Mon score est bas (0-2), puis-je être tranquille ?

Un score bas est rassurant et correspond généralement à un faible risque. Cependant, si vous présentez des symptômes importants (forte somnolence, apnées observées, fatigue importante malgré un sommeil suffisant), il est préférable d’en parler à votre médecin.

Le STOP-BANG est-il adapté aux femmes ?

Oui, mais les femmes ont souvent un score un peu plus bas que les hommes pour un même niveau de gravité d’apnée. Le questionnaire reste néanmoins utile, surtout lorsqu’on prend en compte le tour de cou et les autres facteurs.

Puis-je utiliser le STOP-BANG si je ronfle beaucoup mais que je ne suis pas obèse ?

Absolument. Le ronflement fort et les apnées observées sont des signes très importants, même sans surpoids marqué.

Que faire si mon score STOP-BANG est intermédiaire ou élevé ?

Prenez rendez-vous avec votre médecin traitant ou un spécialiste du sommeil. Selon votre situation, nous pourrons discuter d’une prise en charge adaptée : perte de poids, traitement positionnel, orthèse d’avancée mandibulaire, ou pression positive continue (PPC).

Le questionnaire remplace-t-il une consultation médicale ?

Non. Il s’agit d’un outil d’aide au dépistage. Une interprétation personnalisée par un médecin reste indispensable, surtout si vous avez d’autres facteurs de risque (diabète, problèmes cardiaques, etc.).

Si vous avez des questions sur votre propre score STOP-BANG ou sur les symptômes que vous ressentez, n’hésitez pas à m’en parler. Un diagnostic et une prise en charge précoces permettent de retrouver un sommeil réparateur et de réduire très nettement les risques pour votre santé à long terme.

Les principales maladies du sommeil

Voici les pathologies les plus fréquemment diagnostiquées dans nos centres. Chaque maladie dispose d’une page détaillée avec ses causes, ses symptômes spécifiques, les examens de diagnostic disponibles et les traitements recommandés par la médecine du sommeil.

Syndrome d'apnées du sommeil
(SAS)

La pathologie du sommeil est la plus sous-diagnostiquée. Des pauses respiratoires répétées pendant le sommeil entraînent une fragmentation du sommeil, une fatigue diurne sévère et augmentent les risques d’hypertension, d’accidents cardiovasculaires. Le SAS touche 5 à 10 % de la population adulte.

Signes d’alerte : ronflements, pauses respiratoires observées, réveils en suffocation, nycturie, …

Traitements : PPC/CPAP, orthèse d’avancée mandibulaire (OAM), chirurgie ORL selon les cas.

Insomnie chronique

Premier trouble du sommeil en termes de fréquence, l’insomnie affecte 10 à 15 % des adultes sous forme chronique. Elle se manifeste par des difficultés d’endormissement, des réveils nocturnes répétés ou un réveil définitif trop tôt. L’insomnie chronique n’est pas une fatalité : la thérapie cognitive et comportementale (TCC-I) est le traitement de première intention recommandé par la HAS.

Signes d’alerte : endormissement difficile depuis plus de 3 mois, réveils à 3h du matin, anxiété de performance au coucher.

Hypersomnies :
narcolepsie et hypersomnie idiopathique

Les hypersomnies se caractérisent par une somnolence diurne excessive malgré une durée de sommeil normale ou prolongée. La narcolepsie (avec ou sans cataplexie) entraîne des endormissements soudains irrésistibles pouvant survenir à n’importe quel moment. L’hypersomnie idiopathique provoque une somnolence persistante sans cause identifiable. Ces pathologies nécessitent un bilan spécialisé en centre du sommeil.

Signes d’alerte : besoin de dormir même après une nuit longue, endormissements au volant, sensation de ne jamais être reposé.

Syndrome des jambes sans repos
(SJSR)

Le SJSR se manifeste par des sensations désagréables dans les membres inférieurs (picotements, fourmillements, brûlures) survenant principalement en soirée ou la nuit, avec une envie irrépressible de bouger les jambes. Il perturbe l’endormissement et la continuité du sommeil. Il peut être associé à des mouvements périodiques des membres pendant le sommeil (MPJS).

Signes d’alerte : jambes agitées le soir, besoin impérieux de marcher la nuit, soulagement par le mouvement.

Bruxisme du sommeil

Le bruxisme consiste à grincer ou serrer les dents pendant le sommeil. Il provoque une usure dentaire prématurée, des douleurs à la mâchoire, des maux de tête matinaux et peut aggraver d’autres troubles du sommeil. Souvent lié au stress, il peut aussi être associé à des apnées du sommeil.

Signes d’alerte : dents usées ou fracturées, douleurs au réveil à la mâchoire ou aux tempes, signalement par l’entourage.

Somnambulisme

Le somnambulisme est une parasomnie du sommeil profond : le sujet se lève, déambule et peut réaliser des actions complexes sans être conscient ni en garder de souvenir. Fréquent chez les enfants (jusqu’à 15 %), il peut persister à l’âge adulte et présente des risques liés aux comportements nocturnes (chutes, sorties à l’extérieur).

Signes d’alerte : déplacements nocturnes sans souvenir, réveils dans des endroits inattendus, comportements automatiques la nuit.

Terreurs nocturnes

La terreur nocturne est un éveil brutal et partiel du sommeil profond accompagné d’une intense réaction de peur, de cris et d’agitation, sans souvenir le lendemain. Plus fréquentes chez les enfants de 3 à 8 ans, elles peuvent aussi toucher les adultes et être aggravées par le stress, le manque de sommeil ou la fièvre.

Signes d’alerte : réveils nocturnes avec cris et agitation intense, yeux ouverts mais pas de contact, amnésie de l’épisode.

Troubles des cauchemars

Distincts des terreurs nocturnes, les cauchemars surviennent en phase REM et laissent un souvenir détaillé et angoissant. Lorsqu’ils sont fréquents et perturbent le sommeil ou la vie diurne (syndrome de stress post-traumatique, anxiété au coucher), ils constituent un trouble à part entière, traitable par thérapie spécifique.

Signes d’alerte : réveils fréquents avec souvenir de rêves terrifiants, appréhension à l’idée de s’endormir.

Syndrome de retard de phase du sommeil
(SRPS)

Le SRPS est un trouble du rythme circadien : l’horloge biologique est décalée, rendant l’endormissement avant 2h ou 3h du matin quasi-impossible. La personne n’arrive pas à s’endormir à une heure socialement acceptable, mais dort normalement si on la laisse choisir ses horaires. Très fréquent chez les adolescents, il est souvent confondu avec de la paresse ou un trouble anxieux.

Signes d’alerte : impossibilité de s’endormir avant 2–3h, réveil difficile le matin, forme au mieux l’après-midi.

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Parfois, on ne connaît pas le nom de sa maladie mais on reconnaît un symptôme qui perturbe le quotidien. Voici les symptômes les plus fréquents orientant vers un trouble du sommeil, avec les pathologies associées.

Fatigue persistante malgré le sommeil

La fatigue chronique, différente de la simple dette de sommeil, peut signaler un syndrome d’apnées du sommeil, une hypersomnie, une insomnie ou un trouble du rythme circadien. Si vous vous réveillez fatigué chaque matin malgré une durée de sommeil suffisante, une consultation est recommandée.

Somnolence diurne : au-delà de la fatigue

La somnolence diurne est distincte de la fatigue : elle se traduit par un endormissement involontaire dans des situations passives (réunion, lecture, trajet), voire actives. C’est un symptôme majeur du SAS et des hypersomnies. Elle a des implications réglementaires pour la conduite automobile (article R412-19 du Code de la route) et peut constituer un risque professionnel reconnu (TMS, accidents du travail).

Ronflements :
simple gêne ou signe d'alerte ?

Le ronflement est présent chez 30 à 40 % des adultes. Dans sa forme simple, il n’implique pas d’apnées. Associé à des pauses respiratoires, une somnolence ou une hypertension, il doit faire évoquer un syndrome d’apnées obstructives du sommeil et justifie une exploration.

Réveils nocturnes fréquents

Se réveiller une à deux fois par nuit peut être normal. Des réveils répétés, difficiles à expliquer, orientent vers une insomnie de maintien, un SJSR, des apnées du sommeil ou un trouble anxieux.

Impossible de s'endormir

L’insomnie d’endormissement (délai > 30 minutes, plusieurs fois par semaine) peut être situationnelle ou chronique. Elle peut relever d’une insomnie primaire, d’un SRPS ou d’un trouble anxieux associé.

Jambes agitées, mouvements nocturnes

Les mouvements périodiques des membres pendant le sommeil (MPJS) sont souvent associés au SJSR mais peuvent exister indépendamment. Ils fragmentent le sommeil sans que le dormeur en soit toujours conscient.

Ces signes qui doivent faire penser à l'apnée du sommeil

Certains symptômes, pris isolément, peuvent passer inaperçus. Combinés, ils constituent un tableau clinique évocateur d’un SAS :

  • Nycturie (besoin d’uriner la nuit ≥ 2 fois)
  • Réveils en suffocation ou sensation d’étouffement
  • Pauses respiratoires observées par le partenaire
  • Maux de tête matinaux quotidiens
  • Bouche sèche au réveil

Si vous présentez plusieurs de ces symptômes, ne tardez pas à consulter. Le SAS non traité multiplie par 2 à 3 le risque d’AVC et d’infarctus.

Les troubles du sommeil chez l'enfant

Les troubles du sommeil chez l’enfant sont fréquents mais souvent banalisés ou confondus avec des comportements normaux. Pourtant, un sommeil perturbé peut impacter la croissance, la concentration scolaire, le comportement et le développement émotionnel. Les parasomnies (terreurs nocturnes, somnambulisme), les troubles respiratoires nocturnes, l’insomnie comportementale et les retards de phase méritent chacun une attention spécifique.

Les troubles du sommeil chez l’enfant

Chez l’enfant en bas âge (0–5 ans) : les réveils nocturnes répétés, les difficultés d’endormissement et les terreurs nocturnes sont les motifs de consultation les plus fréquents. Une approche comportementale et parentale est souvent suffisante.

Chez l’enfant d’âge scolaire (6–12 ans) : somnambulisme, ronflements et apnées pédiatriques (souvent liées à l’hypertrophie amygdalienne), syndrome des jambes sans repos.

Chez l’adolescent : le syndrome de retard de phase est très fréquent et mal identifié. Il se traduit par une impossibilité de s’endormir tôt et une somnolence matinale invalidante, souvent confondue avec un trouble de l’humeur.

Questions fréquentes sur les troubles du sommeil

Comment savoir si je souffre d'apnée du sommeil ?

Les signes les plus fréquents sont : ronflements forts, pauses respiratoires observées par l’entourage, réveils en suffocation, maux de tête matinaux, somnolence diurne excessive et nycturie (besoin d’uriner la nuit). Un questionnaire STOP-BANG peut être réalisé en ligne. Un résultat positif justifie une consultation spécialisée.

Le remboursement des examens du sommeil est-il pris en charge par la Sécurité sociale ?

Oui. La polygraphie ventilatoire et la polysomnographie sont remboursées par l’Assurance maladie sur prescription médicale. La PPC (CPAP) est également prise en charge sous conditions. Nos équipes vous guident dans vos démarches administratives.

Puis-je faire un examen du sommeil à la maison ?

Oui. SomnoPlus propose des enregistrements ambulatoires à domicile. Un dispositif médical vous est remis, vous dormez chez vous dans vos conditions habituelles, et nos médecins analysent les données. C’est la solution la plus confortable et la plus représentative de votre sommeil réel.

Combien de temps dure le parcours diagnostic ?

En général, de la première consultation à la remise des résultats, le délai est de 2 à 4 semaines selon les examens requis. SomnoPlus s’engage sur une prise en charge rapide, avec des délais optimisés par rapport aux filières hospitalières classiques.