La terreur nocturne est une parasomnie du sommeil lent profond, appartenant à la même famille que le somnambulisme et les éveils confusionnels : les troubles de l’éveil du sommeil lent (NREM parasomnias). Elle se caractérise par un éveil incomplet et brutal depuis le sommeil profond, accompagné d’une intense réaction de peur avec manifestations végétatives marquées, sans que la personne soit réellement consciente de ce qui se passe.
Comme le somnambulisme, elle survient dans le premier tiers de la nuit, lors des périodes de sommeil lent profond les plus longues, et l’épisode est suivi d’une amnésie complète le lendemain matin. C’est ce qui la distingue fondamentalement du cauchemar, qui survient en sommeil paradoxal (REM), en fin de nuit, et laisse un souvenir précis et angoissant.
Le mécanisme est celui de l’état dissocié : une partie du cerveau s’éveille (déclenchant les réactions de peur, les cris, l’agitation) tandis qu’une autre reste en sommeil profond (empêchant la prise de conscience, le contact avec l’environnement et l’enregistrement mémoriel).
