La terreur nocturne est une parasomnie du sommeil lent, appartenant à la même famille que le somnambulisme et les éveils confusionnels. Elle se caractérise par un éveil incomplet et brutal depuis le sommeil profond, accompagné d’une intense réaction de peur avec manifestations physiques de l’anxiété, sans que la personne soit réellement consciente de ce qui se passe.
Comme le somnambulisme, elle survient dans le premier tiers de la nuit, et l’épisode est suivi le plus souvent d’une amnésie complète le lendemain matin. C’est ce qui la distingue fondamentalement du cauchemar, qui lui survient dans la phase du sommeil paradoxal, en fin de nuit, et laisse un souvenir précis et angoissant.
Les manifestations de la terreur nocturne s’expliquent par un état dissocié. Il s’agit d’un éveil incomplet : une partie du cerveau s’éveille (déclenchant les réactions de peur, les cris, l’agitation) tandis qu’une autre reste en sommeil profond (empêchant la prise de conscience, le contact avec l’environnement et l’enregistrement mémoriel).
La terreur nocturne en soit n’est pas une maladie grave, dans la majorité des cas, elle est bénigne et ne nécessite pas d’intervention médicale. Toutefois, elle peut exposer les personnes à certains risques et conséquences.
Risques physiques
- Chutes
- Blessures envers le partenaire de lit
Conséquences sur le sommeil
- Fragmentation du sommeil profond lors des épisodes, avec fatigue diurne et somnolence le lendemain
- Perturbation du sommeil du partenaire ou des autres membres du foyer
Conséquences psychologiques et sociales
- Anxiété anticipatoire en lien avec le risque de faire des épisodes
- Gêne sociale, honte, refus de dormir hors du domicile (voyages, hôtels)
- Tensions conjugales liées à la perturbation du sommeil du partenaire
