La mélatonine est une hormone synthétisée par la glande pinéale (épiphyse) à partir de la sérotonine. Sa sécrétion est inhibée par la lumière et stimulée par l’obscurité. Elle commence à augmenter en début de soirée, atteint son pic entre 2 h et 4 h du matin, puis décroît progressivement jusqu’au réveil.
Son rôle précis : la mélatonine n’endort pas directement. Elle envoie un signal de nuit à l’ensemble de l’organisme, abaissant la température corporelle centrale et synchronisant les horloges périphériques (foie, rein, coeur, intestin) avec l’horloge centrale. C’est ce signal qui prépare les conditions physiologiques favorables à l’endormissement, sans provoquer le sommeil lui-même.
La mélatonine endogène et ses variations :
- Sa sécrétion diminue naturellement avec l’âge : après 50 ans, le pic nocturne peut être réduit de 50 à 70 % par rapport aux valeurs de l’adulte jeune, ce qui contribue aux difficultés de sommeil liées à l’âge
- L’exposition à la lumière artificielle le soir, notamment aux écrans LED riches en lumière bleue, peut retarder le début de sécrétion de 1 à 3 heures
- Certains médicaments (bêtabloquants, anti-inflammatoires non stéroïdiens, benzodiazépines) réduisent la sécrétion endogène de mélatonine
Mélatonine exogène : la mélatonine prise sous forme de complément ou de médicament agit principalement comme un signal circadien. À faible dose (0,5 à 1 mg), prise au bon moment, elle avance l’horloge biologique et facilite l’endormissement dans les troubles de phase. À dose plus élevée (2 à 5 mg), elle a un léger effet hypnotique direct, mais bien inférieur à celui des somnifères classiques.