Les insomnies comportementales du jeune enfant
Les plus fréquentes avant 5 ans. Elles regroupent deux formes : l’insomnie par associations d’endormissement (l’enfant ne sait s’endormir que dans des conditions particulières : bras des parents, sein, doudou précis) et l’insomnie par manque de limites (refus d’aller se coucher, levées répétées). Ces insomnies disparaissent avec un accompagnement parental adapté.
Les parasomnies
Troubles survenant pendant le sommeil, souvent spectaculaires mais bénins dans la majorité des cas :
- Terreurs nocturnes : épisodes de cris, agitation intense, yeux ouverts, sans vrai réveil ni souvenir le lendemain. Surviennent en première partie de nuit, pendant le sommeil profond. Fréquentes entre 2 et 8 ans.
- Somnambulisme : déambulations nocturnes sans conscience ni souvenir. Même mécanisme que les terreurs nocturnes. Peut persister à l’adolescence.
- Cauchemars : surviennent en sommeil paradoxal (deuxième partie de nuit). L’enfant se réveille, se souvient du rêve, est angoissé. Peuvent indiquer un stress ou une anxiété sous-jacente si fréquents.
- Énurésie nocturne : pipi au lit après 5 ans. Souvent d’origine multifactorielle (maturité vésicale, sécrétion d’ADH, sommeil profond). Prise en charge comportementale et parfois médicamenteuse.
Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) de l’enfant
Souvent lié à une hypertrophie des amygdales ou des végétations. Se manifeste par des ronflements, des pauses respiratoires observées par les parents, une agitation nocturne, une énurésie secondaire, et en journée par des difficultés d’attention, une hyperactivité ou une somnolence. A ne pas confondre avec un TDAH.
Le syndrome des jambes sans repos (SJSR) et les mouvements périodiques des membres
L’enfant décrit une sensation désagréable dans les jambes le soir (fourmillements, besoin de bouger), qui l’empêche de s’endormir. Parfois confondu avec des « douleurs de croissance ». Des mouvements répétitifs des jambes peuvent fragmenter le sommeil sans que l’enfant ni les parents n’en aient conscience.
Les troubles du rythme circadien de l’adolescent
Le décalage de phase est physiologique à l’adolescence : l’horloge biologique se décale naturellement vers des heures tardives. Associé aux écrans le soir, cela peut produire un retard d’endormissement sévère, une dette de sommeil chronique en semaine et des grasses matinées le week-end qui aggravent le décalage.
L’insomnie anxieuse de l’enfant et de l’adolescent
Anxiété de séparation, peur du noir, soucis scolaires ou sociaux : l’enfant rumine au moment du coucher, a du mal à lâcher prise. L’insomnie peut devenir chronique si elle n’est pas prise en charge.
Les ronflements réguliers chez un enfant ne sont jamais normaux. Ils doivent systématiquement amener à consulter, même en l’absence d’autre symptôme visible.