Syndrome d’apnées du sommeil :

la pathologie du sommeil la plus répandue et la plus sous-diagnostiquée

Des pauses respiratoires répétées pendant le sommeil. Un cerveau qui se réveille des dizaines ou des centaines de fois par nuit. Et le lendemain matin, une fatigue écrasante sans explication. C'est ce que vivent chaque nuit les millions de personnes souffrant du syndrome d'apnées du sommeil, dont la grande majorité l'ignore. Chez SomnoPlus, nos somnologues diagnostiquent et traitent le syndrome d'apnées du sommeil dans nos centres de Montpellier, Narbonne, Vendargues, Caveirac et Aucamville.

Qu'est-ce que le syndrome d'apnées du sommeil ?

Le syndrome d’apnées du sommeil est un trouble respiratoire nocturne caractérisé par des interruptions répétées de la respiration pendant le sommeil. Ces pauses respiratoires entrainent des chutes du taux d’oxygène et des éveils brefs imperceptibles, les micro-éveils. Si nous faisons tous des pauses respiratoires au cours du sommeil, ce sont leur nombre qui en fait le caractère pathologique, dès 5 par heure de sommeil, et jusqu’à plus de 100 par heure pour les patients les plus sévères. Ces pauses peuvent être de deux types et définissent deux maladies distinctes :

Le syndrome d’apnées du sommeil obstructif

C’est le plus fréquent. Il survient lorsque les muscles de la gorge se relâchent et que les voies aériennes supérieures s’obstruent soit partiellement (c’est hypopnée), soit totalement (c’est l’apnée). L’air ne peut plus circuler librement vers les poumons, entrainant un manque d’oxygénation. Le cerveau, détectant cette chute du taux d’oxygène, envoie un signal d’alarme qui provoque un micro-éveil, si bref que la personne ne s’en souvient pas, mais suffisant pour rompre la qualité du sommeil.

Le syndrome d’apnées du sommeil central

Il est plus rare. Il n’est pas lié à une obstruction physique mais à une défaut de la commande nerveuse respiratoire : c’est un peu comme si le cerveau oubliait de respirer brièvement. Le syndrome d’apnées du sommeil central peut avoir des origines multiples, en lien avec la prise de certains médicaments dépresseurs respiratoires, certaines pathologies neurologiques affectant les centres respiratoires, l’altitude et les maladies cardiaques.

Chez certaines personnes, les deux mécanismes coexistent, c’est le syndrome d’apnées du sommeil combiné.

A quelle fréquence? Qui est concerné?

Le syndrome d’apnées du sommeil obstructif est beaucoup plus répandu qu’on ne l’imagine, et touche des profils très variés.

Ce que disent les chiffres

le syndrome d’apnées du sommeil est la pathologie du sommeil avec l’insomnie la plus répandue. Les formes d’intensité moyennes à sévères touchent jusqu’à 15% de la population générale. Il s’agit d’un problème majeur de santé publique. Les hommes sont plus touchés que les femmes, avec une tendance à l’équilibre après la ménopause. Les enfants peuvent également être affectés.

Les facteurs de risque principaux

  • Surpoids et obésité : le tissu graisseux au niveau du cou comprime les voies aériennes
  • Sexe masculin : les hommes sont deux fois plus touchés que les femmes avant la ménopause (l’écart se réduit ensuite)
  • Âge : le risque augmente avec l’âge, avec un pic entre 40 et 65 ans
  • Anatomie : petite mâchoire, cou court et large, amygdales ou végétations hypertrophiées
  • Alcool et sédatifs : relâchent les muscles de la gorge
  • Tabagisme : favorise l’inflammation des voies aériennes
  • Antécédents familiaux : composante génétique dans la morphologie des voies aériennes

Il peut aussi toucher les enfants

Notamment en cas d’hypertrophie des amygdales ou des végétations. On l’appelle le trouble respiratoire obstructif du sommeil ou TROS. Chez l’enfant, les symptômes sont différents de l’adulte : agitation nocturne, énurésie, difficultés de concentration, hyperactivité apparente.

Quels sont les symptômes du syndrome d'apnées du sommeil ?

Le syndrome d’apnées du sommeil est insidieux : ses symptômes sont souvent banalisés ou attribués à tort au stress, à l’âge ou au surmenage. Voici les signes qui doivent alerter :

Symptômes nocturnes

  • Ronflements forts et réguliers
  • Pauses respiratoires observées par l’entourage
  • Réveils en suffocation ou sensation d’étouffement
  • Sommeil agité, sueurs nocturnes
  • Nycturie : besoin d’uriner la nuit 2 fois ou plus (signe fréquemment ignoré)
  • Bouche sèche ou gorge irritée au réveil

Symptômes diurnes

  • Fatigue persistante malgré une nuit longue
  • Somnolence diurne excessive
  • Maux de tête matinaux qui disparaissent en se levant
  • Difficultés de concentration, troubles de la mémoire
  • Irritabilité, troubles de l’humeur, syndrome dépressif
  • Baisse de la libido

Faites les tests de Berlin ou le STOP-BANG. Ces questionnaires simples combinent facteurs de risque et symptômes du syndrome d’apnées du sommeil pour estimer le risque. Leurs positivités sont des indicateurs fiables qui justifient une exploration spécialisée.

Au-delà des symptômes, quelles conséquences pour la santé ?

Un syndrome d’apnées du sommeil non diagnostiqué et non traité n’est pas une simple gêne nocturne. C’est un facteur de risque de mauvaise santé, impactant de nombreuses fonctions de l’organisme.

Risques cardiovasculaires

  • Hypertension artérielle : présente chez 50 % des patients apnéiques ; le SAS est une des causes les plus fréquentes d’hypertension résistante aux traitements
  • Risque d’accident vasculaire cérébral multiplié par 2 à 3 chez les patients non traités
  • Augmentation du risque d’infarctus du myocarde, de fibrillation auriculaire et d’insuffisance cardiaque
  • Augmentation du risque de pathologies vasculaires de la rétine

Risques métaboliques

  • Aggravation d’un diabète de type 2
  • Aggravation d’une stéatose hépatique (surcharge graisseuse du foie)
  • Prise de poids favorisée par les dérèglements hormonaux nocturnes

Risques neuro-psychiatriques

  • Troubles de l’attention et des fonctions exécutives
  • Troubles de la mémoire
  • Aggravation d’un syndrome dépressif ou anxieux associé

Comment diagnostique-t-on le syndrome d'apnées du sommeil ?

Le diagnostic du syndrome d’apnées du sommeil repose sur un examen du sommeil comme la polygraphie ventilatoire ou surtout la polysomnographie permettant d’identifier, de caractériser et de comptabiliser les pauses respiratoires.

Le diagnostic du syndrome d’apnées du sommeil chez SomnoPlus

Chez SomnoPlus, le diagnostic du syndrome d’apnées du sommeil s’effectue avec le meilleur examen possible, la polysomnographie. Cet examen permet à la fois de mesurer les paramètres liés à la respiration et leur impact sur la structure et la qualité du sommeil.

Le diagnostic du syndrome d’apnées du sommeil peut également s’effectuer avec la polygraphie ventilatoire : l’examen de première intention plus simple, parfois insuffisant pour un diagnostic de précision.

Ces examens permettent d’établir un certain nombre de scores, dont le principal est l’index apnées-hypopnées ou IAH : le nombre d’évènements respiratoires par heure de sommeil.

L’index d’apnées-hypopnées et les marqueurs de sévérité

L’IAH définit classiquement 4 zones de sévérité pour le syndrome d’apnées du sommeil :

  • De 0 à 5/h : absence de syndrome d’apnées du sommeil
  • De 5 à 15/h : syndrome d’apnées du sommeil d’intensité légère
  • De 15 à 30/h : syndrome d’apnées du sommeil d’intensité moyenne
  • Plus de 30/h : syndrome d’apnées du sommeil d’intensité sévère

L’IAH n’est pas le seul élément de sévérité, ainsi, les paramètres liés au taux d’oxygène nocturne sont importants, comme l’index de désaturation en oxygène, le temps passé avec un taux d’oxygène bas, ou encore la charge hypoxique, un nouveau marqueur très prédictif du risque cardiovasculaire. La sévérité du syndrome d’apnées du sommeil se mesure également par son impact sur la fragmentation du sommeil, avec le nombre de micro-éveils par heure de sommeil.

Chez SomnoPlus, nous réalisons la polysomnographie sous 7 à 14 jours, avec des  résultats qui vous sont remis sous 7 à 14 jours également. Pas de liste d’attente hospitalière de plusieurs mois.

Comment traite-t-on le syndrome d'apnées du sommeil ?

Le traitement du syndrome d’apnées du sommeil est personnalisé selon le type (obstructif, central), la sévérité et le profil du patient. De nombreuses options sont disponibles, parfois combinées.

Agir sur les facteurs de risque modifiables

  • Perte de poids par rééquilibrage alimentaire, chirurgie bariatrique ou traitement médicamenteux de l’obésité
  • Suppression ou réduction de l’alcool, surtout le soir
  • Arrêt du tabac
  • Éviter les somnifères et anxiolytiques
  • Pratiquer une activité physique régulière

Pression Positive Continue (PPC)

C’est le traitement de référence du syndrome d’apnées du sommeil sévère. La PPC délivre un flux d’air continu sous pression à travers un masque nasal ou facial porté pendant le sommeil. Cette “attelle pneumatique” maintient les voies aériennes ouvertes et supprime les apnées et ronflements. Elle est remboursée par l’Assurance maladie. Les appareils modernes sont silencieux, compacts et connectés, avec suivi des données à distance.

Orthèse d’avancée mandibulaire (OAM)

Alternative validée pour les syndromes d’apnées du sommeil moyens à sévères. Gouttière dentaire sur mesure, réalisée par un dentiste formé, elle avance légèrement la mâchoire inférieure pendant le sommeil pour dégager les voies aériennes. Elle est remboursée pour les syndrome d’apnées du sommeil d’intensité moyenne à sévère. Elle ne l’est pas pour traiter le ronflement simple.

Traitement positionnel

Pour les syndromes d’apnées du sommeil positionnels. Chez certaines personnes les apnées surviennent quasi-exclusivement en position dorsale. Des dispositifs spécifiques permettent de maintenir une position latérale pendant le sommeil.

Chirurgie ORL ou maxillo-faciale

Dans des indications sélectionnées, une chirurgie ciblée peut faire disparaitre ou atténuer le syndrome d’apnées du sommeil. Il peut s’agir d’une ablataion des amygdales, d’une chirurgie de la luette et/ou du voile du palais, une chirurgie d’avancement maxillo-mandibulaire.

Le stimulateur de l’hypoglosse

Cette approche récente consiste à implanter un stimulateur sur les nerfs hypoglosses qui commandent les muscles de la base de langue, pour générer une propulsion de la langue en avant lorsqu’une apnée est détectée par un boitier implanté sous la peau. Ce traitement est réservé à des situations précises, de syndrome d’apnées du sommeil sévère, après échec des traitements plus conventionnels.

Rééducation oro-myofonctionnelle

Seule pour les syndromes d’apnées du sommeil légers ou en complément pour les formes sévères. Exercices de rééducation des muscles de la langue, du palais et du pharynx.

Et pour le syndrome d’apnées du sommeil central ?

Son traitement repose soit sur une ventilation adaptative, ou le traitement de la cause sous-jacente (insuffisance cardiaque, médicaments opioïdes…).

Prise en charge du SAS chez SomnoPlus en Occitanie

Chez SomnoPlus, nous proposons un parcours de soin spécifique pour le syndrome d’apnées du sommeil dans nos centres SomnoLab.

1. Consultation diagnostique avec un médecin somnologue

Le diagnostic du syndrome d’apnées du sommeil commence par un dépistage, complété par un interrogatoire détaillé, mené par un médecin somnologue. Le médecin somnologue recherche les symptômes nocturnes et diurnes, les facteurs de risques et les conséquences délétères. Il recherche également la présence d’autres troubles du sommeil associés. A l’issue de cet entretien, un examen de sommeil est réalisé pour en mesurer la sévérité.

2. Polysomnographie à domicile

La polysomnographie à domicile est réalisée pour mesurer la sévérité du syndrome d’apnées du sommeil et en apprécier les conséquences délétères sur l’architecture et la continuité du sommeil.

3. Consultation de résultats avec un médecin somnologue

La consultation d’annonce diagnostique permet de discuter des résultats de la polysomnographie, et de discuter des options thérapeutiques en fonction du profil du patient et de la sévérité de son syndrome d’apnées du sommeil. Le traitement du syndrome d’apnées du sommeil est initié.

4. Suivi

En fonction des interventions thérapeutiques proposées, un suivi plus ou moins rapproché sera envisagé. Ce suivi est en général assuré par le médecin somnologue, mais aussi par un(e) infirmier(e) en pratique avancée. En cas de traitement par PPC, un suivi à un mois puis à 4 mois est programmé d’emblée. En cas de prescription d’orthèse d’avancée mandibulaire, une coordination se met en place avec le dentiste pour la confection et le réglage de l’orthèse, et un contrôle de son efficacité est réalisé avec une nouvelle polysomnographie.

Nos 5 centres SomnoLab couvrent l’Hérault, l’Aude et le Gard et la Haute-Garonne: Montpellier, Narbonne, Vendargues, Caveirac et Aucamville. Consultations pour le syndrome d’apnées du sommeil disponibles en présentiel et en téléconsultation.

Questions fréquentes sur l'apnée du sommeil

Peut-on guérir de l'apnée du sommeil ?

Le SAS obstructif est rarement “guéri” au sens strict, mais il est parfaitement contrôlé par les traitements disponibles. La PPC supprime les apnées dès la première nuit d’utilisation. Chez certains patients, une perte de poids significative ou une chirurgie peuvent aboutir à une rémission durable. Le suivi à long terme reste nécessaire.

Peut-on avoir une apnée du sommeil sans ronfler ?

Oui. Environ 20 % des patients apnéiques ne ronflent pas ou ronflent peu, notamment dans les SAS centraux ou chez les femmes dont les apnées se manifestent différemment. L’absence de ronflement ne doit pas rassurer si d’autres symptômes sont présents.

La PPC est-elle prise en charge par la Sécurité sociale ?

Oui, sous conditions : IAH supérieur ou égal à 30/h, ou IAH supérieur ou égal à 15/h avec hypertension artérielle, maladie cardiovasculaire, somnolence diurne importante ou insomnie associée. La prise en charge dure 5 ans renouvelables, avec suivi de l’observance via télétransmission. Le prestataire de santé à domicile (PSAD) assure la mise en place et le suivi de l’appareil.

Combien de temps après le début du traitement ressent-on une amélioration ?

La majorité des patients constatent une amélioration de la fatigue et de la somnolence dès les premières nuits de PPC. L’amélioration de la concentration et de l’humeur peut prendre 2 à 4 semaines. Le bénéfice cardiovasculaire s’installe sur le long terme.

L'apnée du sommeil peut-elle affecter ma capacité à conduire ?

Oui. En France, la somnolence au volant est une infraction (art. R412-19 du Code de la route). Un SAS sévère non traité peut entraîner une inaptitude temporaire à la conduite, notamment pour les conducteurs professionnels. Le traitement efficace par PPC rétablit l’aptitude.

Mon médecin traitant peut-il me prescrire une polygraphie ?

Oui. La polygraphie ventilatoire est prescriptible par tout médecin. Vous pouvez aussi consulter directement l’un de nos centres SomnoPlus sans passer par votre médecin traitant pour la première consultation.