Le somnambulisme appartient à la famille des parasomnies du sommeil lent, avec les terreurs nocturnes ou encore les éveils confusionnels, qui partagent le même mécanisme : un éveil incomplet à partir du sommeil profond, créant un état dit dissocié où une partie du cerveau est éveillée (permettant les comportements moteurs) tandis qu’une autre reste endormie (absence de conscience et de souvenir).
Les épisodes surviennent typiquement dans le premier tiers de la nuit, pendant les périodes de sommeil lent profond, c’est-à-dire dans les 1 à 3 premières heures après l’endormissement. Ils ne surviennent quasiment jamais en fin de nuit ni en phase de sommeil paradoxal (ce qui les distingue des cauchemars ou du trouble du comportement en sommeil paradoxal).
La complexité des comportements peut être très variable : d’un simple pied posé au bord du lit, à la déambulation dans la maison, en passant par des actions quotidiennes automatiques (ouvrir des placards, manger, s’habiller) et, dans des cas plus rares et plus sévères, sortir du domicile.
Le somnambulisme en soit n’est pas une maladie grave, dans la majorité des cas, les épisodes sont calmes, peu fréquents et donc rarement problématiques, ne nécessitant pas d’intervention médicale. Toutefois, il expose les personnes à certains risques et conséquences.
Risques physiques
- Chutes dans les escaliers
- Blessures en manipulant des objets tranchants ou dangereux
- Sorties nocturnes avec risques d’accidents de la voie publique
- Hypothermie en cas de sortie extérieure par temps froid
- Blessures envers le partenaire de lit
Conséquences sur le sommeil
- Fragmentation du sommeil profond lors des épisodes, avec fatigue diurne et somnolence le lendemain
- Perturbation du sommeil du partenaire ou des autres membres du foyer
Conséquences psychologiques et sociales
- Anxiété anticipatoire chez l’adulte somnambule qui redoute les épisodes
- Gêne sociale, honte, refus de dormir hors du domicile (voyages, hôtels)
- Tensions conjugales liées à la perturbation du sommeil du partenaire
