Un examen miroir du test de maintien de l’éveil
Le test itératif de latence d’endormissement (TILE), ou MSLT (Multiple Sleep Latency Test) en anglais, mesure la propension à s’endormir en conditions favorables, contrairement au test de maintien de l’éveil qui évalue la capacité à résister au sommeil. Comme la polysomnographie, le TILE enregistre :
- Activité cérébrale (EEG) : pour déterminer précisément l’instant de l’endormissement.
- Mouvements oculaires (EOG) : indispensables pour repérer un éventuel endormissement en sommeil paradoxal.
- Tonus musculaire (EMG) : recueilli au niveau du menton, pour préciser le stade de sommeil atteint.
Un objectif diagnostique précis
Le TILE recherche deux indices physiologiques majeurs : la latence moyenne d’endormissement sur l’ensemble des séances, et la présence d’endormissements en sommeil paradoxal (ESP), appelés SOREM (Sleep Onset REM Period) lorsqu’ils surviennent dans les 15 minutes suivant l’endormissement. Une latence moyenne inférieure à 8 minutes est considérée comme anormale ; en dessous de 5 minutes, elle est franchement pathologique. La présence d’au moins deux SOREM, associée à une latence moyenne courte, constitue un argument majeur en faveur d’une narcolepsie.