Des siestes sous polysomnographie
Le test itératif de latence d’endormissement (TILE) mesure la propension à s’endormir en conditions favorables, contrairement au test de maintien de l’éveil qui évalue la capacité à résister au sommeil. Comme la polysomnographie, le TILE enregistre :
- Activité cérébrale (EEG) : pour déterminer précisément l’instant de l’endormissement.
- Mouvements oculaires (EOG) : indispensables pour repérer un éventuel endormissement en sommeil paradoxal.
- Tonus musculaire (EMG) : recueilli au niveau du menton, pour détecter également l’endormissement en sommeil paradoxal.
Deux mesures avec un test
Le TILE recherche deux indices physiologiques majeurs : la latence moyenne d’endormissement sur l’ensemble des tests, et la présence d’endormissements en sommeil paradoxal lorsqu’ils surviennent dans les 15 minutes suivant l’endormissement.
Une latence moyenne supérieure à 12 minutes est normale, une latence inférieure à 8 minutes est considérée comme franchement pathologique. La présence d’au moins deux endormissements en sommeil paradoxal, associée à une latence moyenne courte, constitue un argument majeur en faveur d’un diagnostic de narcolepsie.