Une perte de l’atonie musculaire du sommeil paradoxal
Pendant le sommeil paradoxal, la phase où nous rêvons le plus intensément, notre corps est normalement paralysé : c’est l’atonie musculaire physiologique, qui nous empêche de mettre en acte le contenu de nos rêves. Chez les personnes atteintes de trouble du comportement en sommeil paradoxal (TCSP), cette paralysie ne fonctionne plus correctement.
- Rêves mis en actes : les mouvements, souvent violents (coups, cris, gestes de défense), correspondent au contenu du rêve en cours, généralement chargé d’agressivité ou de menace.
- Une parasomnie qui touche surtout l’homme après 50 ans : le TCSP affecte environ 1% de la population générale, avec une nette prédominance masculine et un pic de survenue entre 50 et 70 ans.
- Un risque de blessure réel : les mouvements peuvent entraîner des chutes du lit, des blessures au patient lui-même ou à son partenaire de lit.
Isolé ou associé à une maladie neurologique
Le TCSP peut être idiopathique, c’est-à-dire sans cause identifiée, ou secondaire à une atteinte du tronc cérébral (lésion, accident vasculaire, tumeur), à un sevrage médicamenteux, ou à la prise de certains traitements comme les antidépresseurs. Il est également très fréquemment associé à une maladie neurodégénérative de type synucléopathie : maladie de Parkinson, démence à corps de Lewy ou atrophie multisystématisée.