Syndrome des jambes sans repos :

symptômes, causes, diagnostic et traitements

Des picotements, des fourmillements, une envie irrésistible de bouger les jambes dès que vous essayez de vous reposer ou de vous endormir. Et la nuit, ces sensations qui reviennent, vous forcent à vous lever, vous privent d'un sommeil réparateur. Le syndrome des jambes sans repos touche 5 à 10 % des adultes. Chez SomnoPlus, nos médecins somnologues experts réalisent le bilan et assurent le suivi du syndrome des jambes sans repos dans nos centres de Montpellier, Narbonne, Vendargues, Caveirac et Aucamville.

Qu'est-ce que le syndrome des jambes sans repos ?

Le syndrome des jambes sans repos, également connu sous le nom de maladie de Willis-Ekbom, est un trouble neurologique caractérisé par des impatiences dans les jambes qui vont impacter le sommeil.

Le syndrome des jambes sans repos se manifeste principalement par des impatiences, qui correspondent à une envie irrésistible de bouger les jambes, généralement accompagnée de sensations désagréables comme des picotements, des agacements, des tensions rarement douloureuses. Ces impatiences se déclenchent ou s’aggravent au repos : les symptômes surviennent ou s’aggravent en position assise ou allongée, lors de périodes d’inactivité. Elles sont généralement soulagées transitoirement par le mouvement : marcher, étirer les jambes, frotter les membres. Enfin, les impatiences dans le syndrome des jambes sans repos sont nettement plus intenses le soir et la nuit, et s’atténuent ou disparaissent en matinée.

La présence de ces impatiences occasionne souvent d’importantes difficultés d’endormissement, des réveils nocturnes prolongés, un sommeil fragmenté, agité et non réparateur. Les conséquences pour l’individu sont souvent majeures, avec une extrême fatigue, et un impact sur l’humeur, et une qualité de vie très dégradée.

Le syndrome des jambes sans repos est fréquemment associé aux mouvements périodiques des membres : contractions involontaires des membres inférieurs survenant toutes les 20 à 40 secondes pendant le sommeil, provoquant des micro-éveils souvent ignorés du patient mais fragmentant significativement le sommeil.

Qui est concerné par le syndrome des jambes sans repos ?

Le syndrome des jambes sans repos est l’un des troubles du sommeil les plus fréquents, mais aussi l’un des moins reconnus.

Ce que disent les chiffres

En France, on estime que 10 % des adultes en sont affectés à des degrés variables par le syndrome des jambes sans repos. Les formes sévères et/ou quotidiennes concernent un adulte sur 20 environ. Les femmes sont légèrement plus touchées que les hommes, notamment pendant la grossesse (jusqu’à 25 % des femmes enceintes au 3e trimestre). La fréquence et la sévérité augmentent avec l’âge. Les enfants peuvent également être atteints, en particulier ceux souffrant de trouble déficit de l’attention / hyperactivité (TDAH).

Quels sont les facteurs de risque ?

Le syndrome des jambes sans repos est une maladie neurologique en lien avec un manque en fer au niveau cérébral. La présence de fer est nécessaire pour le bon fonctionnement des neurones qui synthétisent et régulent la transmission de la dopamine. En l’absence de fer, la régulation de la dopamine est perturbée en particulier dans les zones impliquées dans la motricité, expliquant la survenue des impatiences et des mouvements périodiques.

L’origine de la carence en fer cérébrale est de deux natures. La première relève directement d’une carence en fer dans le sang, de cause variable comme la dilution (grossesse), les pertes excessives (hémorragies, menstruations), l’insuffisance d’apport (certains régimes) et la malabsorption (maladies digestives). Toutefois, une partie des personnes avec syndrome des jambes sans repos ne présentent pas de carence en fer dans le sang, alors que celle-ci est présente dans le cerveau. il s’agit alors d’un problème de transmission du fer du sang vers le cerveau, favorisé par une origine génétique.

À savoir : le syndrome des jambes sans repos peut toucher les enfants et être confondu avec des “douleurs de croissance”. Chez l’enfant, il se manifeste souvent par une agitation nocturne, des difficultés d’endormissement et des douleurs dans les jambes en soirée.

Comment traite-t-on le syndrome des jambes sans repos ?

Le traitement du syndrome des jambes sans repos est individualisé, en fonction de la sévérité, de l’âge et des facteurs associés.

Mesures d’hygiène de sommeil

  • Réduction ou arrêt de la caféine, de l’alcool et du tabac
  • Exercice physique régulier d’intensité modérée (l’excès d’exercice peut aggraver les symptômes)
  • Massage des membres inférieurs en soirée
  • Maintien d’une activité mentale stimulante le soir pour retarder l’installation des symptômes

Rechercher et corriger une carence en fer

Si une carence en fer est identifiée une supplémentation en fer est prescrite en première intention. Elle peut suffire à faire disparaître les symptômes dans les formes légères à modérées. La voie orale est préférée, la voie intraveineuse est réservée aux carences sévères ou à l’intolérance digestive.

Les médicaments du syndrome des jambes sans repos

Plusieurs médicaments sont indiqués et remboursés en France pour le syndrome des jambes sans repos. Votre somnologue peut premièrement envisager des médicaments agissant sur l’hyperexcitabilité cérébrale, comme la gabapentine (NEURONTIN), prégabaline (LYRICA). Les formes plus sévères peuvent justifier de médicaments agissant sur la régulation de la dopamine, comme le pramipexole (SIFROL), le ropinirole (ADRATREL) ou la rotigotine (NEUPRO). Tout médicament doit être bien surveillé dans cette indication. Enfin, les formes très sévères ou résistantes peuvent faire l’objet d’un traitement par dérivé de morphine comme l’oxycodone (OXSYNIA).

Prise en charge du SJSR chez SomnoPlus en Occitanie

Chez SomnoPlus, nous proposons un parcours de soin spécifique pour le syndrome des jambes sans repos dans nos centres SomnoLab.

Consultation diagnostique avec un médecin somnologue

Le diagnostic de syndrome des jambes sans repos repose avant tout sur un interrogatoire détaillé, mené par un médecin somnologue. Le médecin somnologue recherche les symptômes caractéristiques du syndrome des jambes sans repos, en évalue la sévérité et les conséquences délétères. Il recherche également la présence d’autres troubles du sommeil associés. Son évaluation peut être complétée par des questionnaires.

Examens du sommeil

Une prise de sang, pour rechercher une carence en fer

La polysomnographie, pour étudier la sévérité du syndrome des jambes sans repos, rechercher et quantifier les mouvements périodiques des jambes.  Elle permet également de rechercher d’autres troubles du sommeil associés. Cet examen est réalisé dans nos centres SomnoLab.

Consultation de résultats avec un médecin somnologue

La consultation d’annonce diagnostique permet de discuter des résultats des examens éventuels, de dispenser les conseils d’hygiène de sommeil spécifiques au syndrome des jambes sans repos, et de mettre en place une prise en charge individualisée.

Suivi

Le suivi est en général assuré par le médecin somnologue, mais aussi par un(e) infirmier(e) en pratique avancée. En cas de prescription, un suivi coordonné est proposé généralement à 1 mois, 3 mois puis tous les 6 mois à un an si nécessaire.

Nos 5 centres SomnoLab couvrent l’Hérault, l’Aude, le Gard et la Haute-Garonne : Montpellier, Narbonne, Vendargues, Caveirac et Aucamville. Consultations pour le syndrome des jambes sans repos disponibles en présentiel et en téléconsultation.

Questions fréquentes sur le syndrome des jambes sans repos

Le SJSR est-il une maladie grave ?

Le SJSR n’est pas une maladie mortelle, mais dans ses formes sévères il peut être très invalidant, avec un impact majeur sur le sommeil, la qualité de vie, et un risque cardiovasculaire légèrement augmenté. Les formes légères à modérées sont souvent bien contrôlées par un traitement adapté, notamment la correction d’une carence en fer.

Qu'est-ce que le syndrome d'augmentation et comment l'éviter ?

Le syndrome d’augmentation est une complication du traitement par agonistes dopaminergiques : avec le temps, les symptômes réapparaissent plus tôt dans la journée, deviennent plus intenses et peuvent s’étendre aux bras. Il concerne 30 à 50 % des patients traités au long cours par dopaminergiques. Pour le prévenir, la dose doit être maintenue la plus faible possible, et un switch vers les gabapentinoïdes peut être nécessaire. Un suivi spécialisé régulier est indispensable.

Le SJSR peut-il disparaître spontanément ?

Dans les formes secondaires (grossesse, carence en fer), le SJSR peut disparaître après traitement de la cause. Dans les formes primaires idiopathiques, la maladie est généralement chronique mais peut connaître des périodes de rémission spontanée, surtout dans les formes à début précoce. Une rémission de plusieurs années est possible dans environ 15 % des cas.

Mon médecin traitant peut-il traiter mon SJSR ?

Oui pour les formes légères à modérées, notamment en prescrivant une supplémentation en fer si la ferritinémie est basse. Pour les formes sévères, résistantes ou compliquées (syndrome d’augmentation, MPM avec retentissement important sur le sommeil), un avis spécialisé en somnologie est recommandé.

Les traitements du SJSR sont-ils remboursés ?

La supplémentation en fer est remboursée sur prescription. Le pramipexole et le ropinirole sont remboursés dans l’indication SJSR sévère. La gabapentine et la prégabaline sont remboursées mais leur indication dans le SJSR est hors AMM (prescription possible mais remboursement selon les cas). La consultation spécialisée est remboursée par l’Assurance maladie.

SJSR et MPM : quelle différence ?

Le SJSR est un trouble sensitif et moteur ressenti à l’éveil, en phase de repos. Les mouvements périodiques des membres (MPM) sont des contractions involontaires survenant pendant le sommeil, souvent à l’insu du patient. Les deux sont fréquemment associés (deux tiers des patients SJSR ont des MPM) mais peuvent exister séparément. Seule la polysomnographie permet de mettre en évidence et de quantifier les MPM.