1. Le syndrome d’apnées du sommeil (SAS) : cause numéro un
C’est la cause la plus fréquente de somnolence diurne excessive. Les centaines de micro-éveils provoqués chaque nuit par les pauses respiratoires empêchent le cerveau d’atteindre les stades de sommeil profond réparateur. La personne ne s’en souvient pas, mais se réveille avec un cerveau qui n’a pas récupéré. La somnolence peut être si sévère qu’elle met en danger la personne au volant. Score d’Epworth souvent supérieur à 15.
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2. Les hypersomnies d’origine centrale (narcolepsie, hypersomnie idiopathique) : somnolence malgré un sommeil suffisant
Dans ces maladies rares, la somnolence est présente même après des nuits longues et complètes. La narcolepsie se caractérise par des endormissements soudains et irrésistibles pouvant survenir en pleine activité, parfois associés à une cataplexie (perte brutale du tonus musculaire déclenchée par une émotion). Ces endormissements peuvent être très brefs mais extrêmement envahissants.
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3. Le syndrome de retard de phase du sommeil (SRPS) : somnolence matinale par décalage d’horloge
La personne dont l’horloge biologique est décalée se lève en pleine nuit biologique. La somnolence matinale et en début d’après-midi est intense, tandis que la vigilance est maximale en soirée. Ce profil très typique (brouillard le matin, forme le soir) est caractéristique du SRPS.
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4. Le syndrome des jambes sans repos et les mouvements périodiques des membres
Les MPM fragmentent le sommeil profond silencieusement : la personne ne ressent pas de jambes agitées (cela survient pendant le sommeil) mais accumule des centaines de micro-éveils qui réduisent la qualité du sommeil et génèrent une somnolence diurne.
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5. La dette de sommeil chronique : cause la plus banale mais à ne pas négliger
Dormir moins de 7 heures par nuit de façon répétée suffit à induire une somnolence diurne progressive, souvent sous-estimée par la personne elle-même. La dette de sommeil s’accumule et altère les performances cognitives bien avant que la personne ne ressente une somnolence franche.