Le syndrome d’apnées du sommeil est un trouble respiratoire nocturne caractérisé par des interruptions répétées de la respiration pendant le sommeil. Ces pauses respiratoires entrainent des chutes du taux d’oxygène et des éveils brefs imperceptibles, les micro-éveils. Si nous faisons tous des pauses respiratoires au cours du sommeil, ce sont leur nombre qui en fait le caractère pathologique, dès 5 par heure de sommeil, et jusqu’à plus de 100 par heure pour les patients les plus sévères. Ces pauses peuvent être de deux types et définissent deux maladies distinctes :
Le syndrome d’apnées du sommeil obstructif
C’est le plus fréquent. Il survient lorsque les muscles de la gorge se relâchent et que les voies aériennes supérieures s’obstruent soit partiellement (c’est hypopnée), soit totalement (c’est l’apnée). L’air ne peut plus circuler librement vers les poumons, entrainant un manque d’oxygénation. Le cerveau, détectant cette chute du taux d’oxygène, envoie un signal d’alarme qui provoque un micro-éveil, si bref que la personne ne s’en souvient pas, mais suffisant pour rompre la qualité du sommeil.
Le syndrome d’apnées du sommeil central
Il est plus rare. Il n’est pas lié à une obstruction physique mais à une défaut de la commande nerveuse respiratoire : c’est un peu comme si le cerveau oubliait de respirer brièvement. Le syndrome d’apnées du sommeil central peut avoir des origines multiples, en lien avec la prise de certains médicaments dépresseurs respiratoires, certaines pathologies neurologiques affectant les centres respiratoires, l’altitude et les maladies cardiaques.
Chez certaines personnes, les deux mécanismes coexistent, c’est le syndrome d’apnées du sommeil combiné.
